Biocalma : Quand avez-vous compris qu’il y avait un problème et comment avez-vous mis des mots dessus ?
Claire : Assez vite, en fait. Au début, je pensais que c’était lié au stress, à l’excitation des débuts. C’est quelque chose que j’avais déjà vécu avec d’autres hommes et je n’y voyais absolument rien d’alarmant. Au bout de quelques semaines, quand j’ai vu que rien n’y faisait, j’ai compris que ce n’était pas juste un épisode… Je connaissais la notion d’éjaculation précoce par une amie directement concernée. J’ai donc assez vite ouvert les yeux.
Élise : Chez nous, c’est venu plus tard. Au début, tout allait bien. Et puis, après la naissance de notre deuxième enfant, il y a eu un changement. J’avoue que j’ai été un peu naïve. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Lui non plus, d’ailleurs. Mais j’étais focalisée sur notre petit bout et les plaisirs de la couette passaient clairement au second plan. J’ai d’ailleurs pensé que la cause était là : le manque de régularité dans les rapports.
Biocalma : Qu’avez-vous ressenti au début ?
Claire : De la frustration, je ne peux pas le cacher, et aussi une forme de gêne. Impossible de trouver les mots pour évoquer la question sans le blesser. On sent bien que ça touche quelque chose de profond chez un homme.
Élise : Moi, c’était plus de l’inquiétude. Je me suis demandé s’il avait un problème de santé, ou s’il ne me désirait plus vraiment. J’ai aussi imaginé qu’il allait « voir ailleurs » et qu’il se contentait de bâcler les choses avec moi. On se remet vite en question.
Biocalma : Vous avez donc toutes les deux douté de vous-même ?
Claire : Oui. Je me suis demandé si je n’étais pas trop stimulante, ou au contraire pas assez intéressante, comme Elise, pour qu’il ait envie de prolonger. C’est contradictoire, mais je suis passée par tous les états !
Élise : Complètement. Je me suis longtemps persuadée que c’était moi le problème. C’est fou comme on peut intérioriser ça, alors que ce n’est pas vraiment lié à nous. je pense que les femmes sont complètement démunies face à ce problème. Je trouve que Claire a de la chance d’avoir eu une amie à qui s’en ouvrir.
Claire : Pour être franche, je ne lui en ai pas parlé… Comme si j’étais contaminée par la honte de mon homme.
Biocalma : Est-ce que cela a affecté votre relation ?
Claire : Il faudrait être hypocrite pour prétendre que l’on est indifférente quand la pénétration dure moins d'une minute. Donc, oui, un peu. Pas dans l’amour, mais dans la spontanéité. Je sentais une sorte de tension dès qu’on allait se coucher. On avait souvent tous les deux envie, mais on savait tous les deux ce qui allait se passer. Le pire, c’est qu’on évitait complètement le sujet. C’est absurde.
Élise : Chez nous, ça a créé un fossé. Pas énorme, mais réel. Moins de complicité e moins de légèreté. En fait, j’ai pris le temps d’y réfléchir avant cet échange. Ce qui manque le plus, ce n’est pas la durée, c’est l’aisance.
Biocalma : Y a-t-il eu de la colère ?
Claire : Oui… mais plus contre la situation que contre lui. Je n’ai pas encore dit à quel point cette rencontre a été merveilleuse pour moi. J’avais enfin trouvé un vrai mec, doux, responsable, attentionné, bourré de qualités… et il fallait que ça coince au lit. J’ai aussi eu des moments de rage contre son silence. Pourquoi est-ce qu’il ne s’ouvrait pas à moi ? Je voulais qu’il prenne le sujet à bras-le-corps.
Élise : Moi, j’ai ressenti une forme d’agacement à de nombreux moments. Pas vraiment de la colère, mais une fatigue émotionnelle. Les problèmes qui durent, quels qu’ils soient, finissent par peser.
Biocalma : Comment avez-vous fini par aborder le sujet ?
Claire : Très doucement. J’ai attendu un moment calme. J’ai essayé de parler de « nous » plutôt que de « lui », pour le déculpabiliser et surtout pour lui montrer qu’on était ensemble. . J’ai vraiment craint le clash, mais il ne s’est pas du tout senti attaqué. Quand j’y repense, j’en ai les larmes aux yeux…
Élise : On a eu une vraie discussion. Pas parfaite, mais honnête. J’ai bien compris qu’il souffrait énormément de la situation et ça m’a aidée à changer de regard.
Biocalma : Du coup, vous avez cherché des solutions ?
Claire : Oui, on a essayé les choses simples que l’on trouve en ligne. Ralentir, changer de rythme, chasser de son esprit l’idée de performance. Ça aide un peu, mais ce n’est pas toujours suffisant.
Élise : Oui, et c’est moi qui ai pris l’initiative au début. J’ai fureté de tous les côtés pour trouver des solutions qui ne soient pas agressives ou médicalisées. Je me disais qu’un médicament le braquerait, qu’il se sentirait traité en « malade » et que ça aggraverait tout. Pas du tout l’objectif !
Biocalma : Élise, vous avez testé les solutions Biocalma, pouvez-nous en parler !
Élise : Oui. J’ai découvert les produits Biocalma un peu par hasard, par une pub sur Facebook, je crois. Ce qui m’a plu, c’est l’approche. On évite le médical au sens lourd du terme. On sent que c’est pensé autrement. Quand j’ai proposé à mon conjoint d’essayer, sans pression, il a immédiatement accepté.
Ce que j’ai trouvé vraiment rassurant, c’est la discrétion : le colis est neutre, rien n’indique le contenu. Et visuellement, les produits sont très apaisants. Ça donne confiance.
Sur l’efficacité, je dirais que ça a aidé à relâcher la pression. Pas du jour au lendemain, mais progressivement. Il était plus détendu, moins dans le contrôle. Et ça change tout.
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Biocalma : Quel regard portez-vous sur cette période ?
Claire : Avec le recul, je vois que ce n’était pas grave, mais qu’il fallait prendre tout ça au sérieux. Quand je dis « tout ça », je veux dire à la fois l’éjaculation prématurée, mon ressenti et notre relation. ,
Élise : Ça nous a fait grandir. On a appris à mieux communiquer, à être beaucoup plus attentifs l’un à l’autre.
Biocalma : Un message pour les hommes…?
Claire : Ne restez pas seuls avec ça !
Élise : parlez, parlez et parlez encore ! Si vous ne faites pas avec votre partenaire, faites-le avec un professionnel de santé.
Claire : J’ajoute : et ne croyez pas que votre valeur est en jeu ! Ce n’est pas une question de virilité…
Biocalma : Et que diriez-vous aux femmes qui vous lisent ?
Claire : Même si c’est très difficile de se retenir, ne culpabilisez pas. Et aussi, restez bienveillantes.
Élise : Oui, la manière dont on aborde le sujet change beaucoup de choses. En couple, il y a toujours une solution pour gagner en sérénité !
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