L'éjaculation précoce est si courante que le web regorge de conseils, de méthodes, d'astuces qui prétendent différer l'orgasme. Masturbation avant le rendez-vous ? Mouais.Exercices de Kegel, technique du squeeze, stop and start, préservatif retardant... ça peut fonctionner. Mais il y a mieux.
Ce qui frappe c'est que plus l'homme cherche à contrôler son excitation, moins il y parvient.
Ce paradoxe trouve origine dans le fonctionnement du corps. L'éjaculation n'est pas une simple question de volonté. Elle dépend aussi du système nerveux, de l'état de stress, de la qualité du sommeil, des sensations corporelles et de la manière dont votre organisme réagit face à la pression.
Tout cela pour dire que le contrôle ne vient généralement pas d'une méthode ou d'un exercice. Il suppose de quitter l'état de tension. Cet article vous explique la base du problème et comment retrouver son endurance sexuelle.
Vous cherchez à contrôler... mais l'excitation augmente !
« Mon éjaculation est prématurée : je dois impérativement apprendre à repousser le moment. Il me faut surveiller la sensation, ralentir le mouvement, songer à ma respiration. Ou changer de position. Ou encore, interrompre la pénétration quelques secondes, et puis reprend ».
Cette suite de stratégies semble logique, en théorie. Mais, en pratique, le royaume de la stimulation est contre-intuitif.
En sexologie, on parle d'hypervigilance.
Toute l'attention, durant le rapport sexuel, a quitté le plaisir pour se focaliser sur une lecture de sa propre sensibilité. Le cerveau analyse la moindre sensation, anticipe le point de non-retour et cherche un blocage de l'éjaculation.
Une vigilance ? Non. Une anxiété de performance qui fait grandir la peur et met le corps en tension.
Observez-vous... Épaules crispées, mâchoires serrées. Et ce n'est pas tout : les épaules se crispent. Les muscles du plancher pelvien se contractent et ce qui devrait être une respiration profonde devient une respiration courte. Le rythme cardiaque accélère.
Qu'est-ce que cela traduit ?
Incontestablement, une activation du système nerveux. Conséquence : une montée plus vive, plus rapide de l'excitation sexuelle.
Voilà pourquoi vous avez le sentiment de « faire tout ce qu'il faut », d'avoir « tout tenté » sans parvenir à retarder votre éjaculation.
Deux systèmes nerveux… deux effets très différents sur la sexualité
Le phénomène s'explique lorsque l'on distingue deux grands modes de fonctionnement du système nerveux autonome.
Mode tension : le système sympathique
Le rôle du premier consiste à préparer le corps en cas de situation exigeante. Il lui faudra alors réagir rapidement.
Plusieurs réactions caractérisent son action :
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un rythme cardiaque en augmentation ;
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Une respiration accélérée ;
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des muscles qui se contractent ;
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une vigilance accrue ;
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Une mobilisation de l'énergie.
Tout ceci est sain et, pour tout dire, fort utile dans la vie quotidienne.
En revanche, est-ce compatible avec le rapport sexuel ? That's the question... S'il entretient un état de stress et de pression, la réponse est clairement non. Sans hésitation.
Or, la peur de décevoir sa partenaire, le souvenir d'un rapport jugé insatisfaisant, d'un trouble sexuel vécu ou désir impérieux de réaliser une « bonne performance sexuelle», suffisent parfois à maintenir ce système activé.
Et le réflexe d'éjaculation de l'homme procède ainsi d'un mécanisme renforcé. Il est en cause. Il faut s'en défaire.
Mode relâchement : le système parasympathique
Celui-ci est tourné vers la récupération. Il intervient quand le corps éprouve un sentiment de sécurité.
Rythme cardiaque et respiration adéquates, bonne récupération, sommeil de qualité et sensation corporelles de qualité... Oui, ici la sexualité change tout à fait de physionomie !
L'excitation est-elle présente ? Oui, assurément. Mais elle monte progressivement. Le cerveau ne se sent pas tenu de lutter contre les sensations. Au contraire, même : il les accompagne.
Il en ressort une idée assez contre-intuitive que vous devez impérativement retenir : le contrôle n'est pas une affaire de force mentale. Il procède plutôt d'une libération, lorsque le corps cesse d'être sur ses gardes.
La conclusion est finalement une évidence, une fois que l'on a compris les mécanismes au niveau du système nerveux.
Vouloir absolument tenir plus longtemps produit tendanciellement l'effet inverse. Si vous entretenez l'état de tension, vous augmentez le risque du symptôme craint : une éjaculation rapide.
Cette information est cruciale pour aller vers la solution. Il vous faut un plan pour gérer l'excitation et durer plus longtemps.
« Plus j'essayais de tenir… moins j'y arrivais »
Pendant longtemps, je pensais simplement manquer de contrôle. Avant chaque rapport, je me répétais qu'il fallait absolument tenir plus longtemps. Je comptais dans ma tête. Je ralentissais. J'essayais de penser à autre chose. Je surveillais tout et ne profitais plus de rien. J'avais même peur d'une baisse de libido tellement ma vie sexuelle était décevante.
Le pire, c'est que je savais exactement ce qui allait arriver. Zéro confiance sexuelle. Pourtant, je m'entendais répéter : pas cette fois, pas cette fois, pas cette fois...
La confiance en soi ne peut pas passer par la lutte contre soi. L'acte sexuel d'un couple, ce n' est pas une guerre contre le temps. Il faut se créer une nouvelle approche et se libérer intérieurement. C'est la solution. Aucune prise en charge ne fonctionne tant que l'on n'a pas réussi à améliorer sa compréhension du contrôle.
Ce témoignage résume notre idée phare : le problème n'est pas un manque de volonté.
Le problème, c'est que l'état de vigilance demande une énergie mentale qui transforme la relation sexuelle en épreuve.
C'est le royaume du stress. Il prend ses aises, de lui-même, sans ordonnance.
Oublier le combat pour fuir ce cercle vicieux
Au lieu de concentrer toute son attention sur le moment où l'on pourrait éjaculer, il est préférable de s'être auparavant composé un état de disponibilité et accepter cette donnée : le rapport sexuel n'est pas un examen à réussir !
Pour gagner minute après minute, pour agir réellement sur la performance sexuelle, il faut travailler l'équilibre du système nerveux.
Vous avez la réponse.
A cet égard, le spray anesthésique ou la crème retardante sont des pansements, qui peuvent trouver place dans certains contextes, mais ont besoin d'un terrain apaisé pour donner les meilleurs résultats. La priorité : libérer votre organisme en permanence de la tension.
Une autre manière d'aborder la performance sexuelle
Chez Biocalma, la conviction simple mène à l'approche différente : une performance sexuelle ne se mesure pas au temps passé avant l'éjaculation.
Elle repose aussi sur la qualité du désir, sur le plaisir, sur la confiance et sur la capacité du corps à quitter le mode « alerte » pour retrouver un véritable état de disponibilité.
C'est pourquoi nous privilégions les effets sur le système nerveux, la source plutôt que la seule conséquence qu'est l'éjaculation précoce. Sous doute l'huile Optima incarne-t-elle le mieux cet état d'esprit qui s'adresse aux états d'esprits.
En d'autres termes, cessez de vouloir vous situer « dans la moyenne ». L'homme sexuellement heureux a atteint sa propre hauteur, il ne se compare pas. Il est la meilleure version de lui-même. Il est sa principale référence. Il ne compte que sur le plaisir pour évaluer la valeur d'un moment. La durée est une donnée seconde. Elle augmentera avec la confiance. Naturellement.