À quel moment parle-t-on d’éjaculation précoce ?
Commençons par un repère simple.
Selon la Société Francophone de Médecine Sexuelle, l’éjaculation précoce est définie par plusieurs critères :
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une éjaculation qui survient très rapidement, souvent dans la minute après la pénétration
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un manque de contrôle, une difficulté à retarder l’éjaculation lors des pénétrations vaginales
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des conséquences personnelles négatives (gêne, stress, évitement de l’intimité sexuelle)
Le diagnostic repose donc sur un ensemble d’éléments, et non sur un seul chiffre. Nous insistons : le fameux « temps de latence » (délai avant d’éjaculer) est un indicateur, mais il ne suffit pas à lui seul. Ce n’est pas une condition suffisante pour parler d’éjaculation précoce.
En d’autres termes, l’orgasme peut survenir vite sans que cela soit un problème.
Le piège du test et du chronomètre
Ces dernières années, on a vu se multiplier les tests en ligne, mais ces derniers ont acquis une légitimité qui se discute. Ici, dans le cas de la précocité, il est tentant de chercher souvent un test simple : combien de temps est « normal » ?
Le problème, c’est que ces tests ignorent le contexte. Pour ne citer que quelques exemples, votre niveau de fatigue, votre état émotionnel, la nature de votre relation ou votre degré d’excitation sexuelle au moment du rapport sont autant de paramètres qui devraient être considérés pour poser un diagnostic sérieux. Oui, tous ces éléments influencent directement l’éjaculation. Vous comprendrez qu’un test standardisé, par définition, ne saurait correctement intégrer cette complexité… portant cruciale !
Par ailleurs, les données médicales habituellement mises en avant indiquent une moyenne autour de 5 minutes après la pénétration. Mais, là encore, c’est trompeur.
Pourquoi ? Parce que la sexualité n’est pas une ligne droite. Jamais. Voilà tout !
Un homme peut éjaculer rapidement lors d’un premier rapport sexuel, ou sous l’effet d’une excitation sexuelle particulièrement forte, sans pour autant souffrir d’un trouble sexuel. Le temps importe beaucoup moins que le ressenti et que la répétition de la situation.
Et puisque vous êtes en attente d’une réponse, nous préférons vous inviter à formuler la question autrement. « Suis-je précoce ? » doit impérativement être remplacé par « Est-ce que je me sens en difficulté dans ma vie sexuelle ? »
Quels sont les symptômes de l’éjaculation précoce ?
Certains signes permettent d’identifier plus clairement une éjaculation précoce (ou prématurée, peu importe ici) :
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l’éjaculation survient systématiquement (ou presque) trop rapidement à vos yeux
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vous sentez clairement l’incapacité de retarder l’éjaculation, malgré vos efforts
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il y a sentiment de perte de contrôle du réflexe éjaculatoire
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vous éprouvez une frustration ou une insatisfaction dans la relation
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vous sentez une hypersensibilité du gland ou une montée très rapide de l’excitation
Notez que ces symptômes ne sont pas uniquement physiques. Ils sont aussi, et très clairement, psychologiques. Tout ce qui est physique est aussi psychologique, vous êtes un être total et les différents plans de votre existence sont directement liés.
En somme, le stress, l’anticipation ou la peur de mal faire auront tendance à amplifier le phénomène. Que vous soyez « officiellement précoce » ou pas.
Précoce… ou simplement sous pression ?
Beaucoup d’hommes se persuadent qu’ils souffrent d’éjaculation précoce alors qu’ils traversent surtout une période de tension. Beaucoup de facteurs peuvent ici être à l’œuvre. La fatigue, les effets d’une nouvelle relation, un enjeu émotionnel fort dans le couple, etc. Dans toutes ces circonstances, le corps peut avoir tendance à réagir plus vite.
Plus vous vous mettrez la pression pour « contrôler », plus cela sera difficile. C’est un cercle vicieux, très connu, qui se traduit ainsi :
anticipation → tension → accélération → frustration
Voyez-vous venir la solution ? Il faut sortir de ce schéma, il faut le casser. C’est souvent la première étape.
Comment retarder l’éjaculation précoce ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreuses solutions.
Les techniques comportementales
Certaines méthodes permettent de mieux contrôler l’éjaculation.
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exercices de respiration
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techniques de pause (stop & go)
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exercices de Kegel pour renforcer le plancher pelvien
Nous en parlons dans notre article intitulé 5 conseils pour retarder l’éjaculation et durer plus longtemps.
Tout ceci entre dans le cadre de la thérapie comportementale douce et progressive.
Les solutions médicales
Dans certains cas, le médecin généraliste, un sexologue ou un urologue peuvent proposer :
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des traitements médicamenteux (comme certains antidépresseurs agissant sur la recapture de la sérotonine)
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des crèmes ou sprays à base de lidocaïne (anesthésique local) pour réduire la sensibilité
Attention : ces traitements doivent toujours être encadrés par un professionnel de santé.
L’accompagnement psychologique
Parce que la dimension psychologique est centrale, nous ne le répéterons jamais assez, une psychothérapie ou un accompagnement sexologique peut être très bénéfique.
L’approche douce pour retrouver le contrôle
Au-delà des traitements classiques, certaines solutions naturelles permettent d’améliorer la situation en douceur.
C’est le cas de l’huile Optima signée Biocalma. Elle a précisément été pensée pour accompagner les hommes qui désirent mieux gérer leur excitation.
Son action repose sur 4 axes :
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la réduction du stress et de l’anxiété (deux facteurs majeurs de l’éjaculation précoce)
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l’amélioration de la détente globale (d’où viendra un meilleur contrôle)
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le soutien du système nerveux (très impliqué dans le réflexe éjaculatoire, ce qui se sait trop peu)
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l’approche naturelle (pour éviter d’anesthésier les sensations sous un bombardement chimique)
Contrairement à un anesthésique local ou à une crème, l’objectif n’est pas de couper la sensation, mais de retrouver un équilibre.
Moins de tension → Plus de présence → Une meilleure qualité de vie sexuelle
En conclusion : une question de ressenti avant tout
Alors, comment savoir si on est précoce ? Oui, c’était la question initiale et nous ne l’avons pas perdue de vue !
Puisque ce n’est pas qu’une question de minutes, ni de test ou de critère médical, qu’est-ce donc ?
C’est une combinaison :
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de sensations
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de contrôle
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de satisfaction personnelle et partagée
Si l’éjaculation précoce est un sujet fréquent, il est aussi et d’abord profondément humain. C’est une problématique intime, au sens le plus fort. La réponse est en vous. Votre rapport est trop court, s’il est trop court… pour vous. Qu’importe le temps.
Ajoutons aussi que la durée, quelle qu’elle soit, n’empêche pas une sexualité riche et créative. Parfois, il suffit de modifier un peu son regard, et le ressenti suit. Moins de performances et plus de connexion… On essaye ?
Mais, vous avez aussi le droit de vous faire accompagner.
Au fond, ce qui compte n’est pas le moment où l’éjaculation survient. C’est tout ce qui se passe avant, pendant, et bien au-delà.
Le temps compte, Messieurs, mais vous n’êtes pas le chronomètre.