Bonne question. Le lien entre stress et sexualité est à présent établi. La science montre en effet que le stress chronique, la charge mentale, la fatigue et l'anxiété ont un impact significatif sur la vie sexuelle. Chez certains hommes, cela se traduit par une perte de libido ou voire des problèmes d'érection. Et ils le vivent mal.
La bonne nouvelle ? Cette baisse du désir n'est pas nécessairement signe d'une maladie ou d'un trouble durable. Elle est souvent un signal, voire un cri de l'organisme.
La libido n'est pas une fonction isolée : c'est un luxe biologique.
Ses signaux s'écoutent et se corrigent. Nous allons voir comment.
Votre corps en mode survie
Le désir sexuel est trop souvent vu comme un phénomène purement intime ou relationnel. Pourtant, il dépend d'un équilibre beaucoup plus large.
Pour « avoir envie », vous devez posséder de la disponibilité mentale, de l'énergie. Mieux : il vous faut une sorte de sécurité intérieure pour pouvoir vous projeter dans le plaisir.
Or le stress peut provoquer un bouleversement de ces différents paramètres.
Nous ne parlons pas ici uniquement du stress aigu qui précède l'événement ponctuel. Non. L'ennemi à craindre est plutôt le stress chronique. Celui qui naît de l'accumulation (de sollicitations, de préoccupations, de responsabilités ou de tensions de toutes sortes). C'est une sécrétion de la vie quotidienne.
Votre corps, alors, reste en état d'alerte continue. Comprenez-le : dans ce contexte, le rapport sexuel cesse progressivement d'être une priorité.
Cortisol et testostérone : le corps doit choisir ses priorités
Pour comprendre l'impact du stress sur la libido, il faut s'intéresser au cortisol. Souvent surnommé « hormone du stress », il est produit par un organisme tenu de mobiliser ses ressources.
À court terme, son action est bénéfique. Le cortisol augmente la vigilance, la concentration et prépare très efficacement le corps à l'action. En revanche, lorsque son niveau reste longtemps élevé, ses conséquences se mettent à questionner.
On sait qu'un excès de cortisol perturbe l'équilibre hormonal général et influence indirectement la production d'hormones impliquées dans la fonction sexuelle masculine... dont la si fameuse testostérone. Plusieurs travaux solides montrent cet effet du stress chronique sur les rapports intimes.
Que fait alors le corps ? Bonne question... Il doit arbitrer.
D'un côté, la reproduction. De l'autre, la gestion de l'environnement (avec un parfum de survie en fond). Autant dire que, dans cette situation, la sexualité passe au second plan.
Logique. Logique biologique, même.
La charge mentale réduit considérablement le désir sexuel
Faites-vous partie de ceux qui prétendent ne pas connaître le stress ? De ceux qui préfèrent se dire « occupés » ? Ou très occupés ? Débordés. Fatigués. Toujours en train de penser à quelque chose. On vous voit…
Mais, vous savez, sur le plan physiologique, il n’y a pas une grande différence…
Votre cerveau n’est pas toujours en mesure de distinguer la menace physique et la « simple » succession de sollicitations mentales. Les 171 messages non lus de votre boîte mail créent de la charge mentale, que vous le vouliez ou non. Pourquoi ? Parce que votre esprit reste orienté vers la résolution de problèmes.
Vous avez moins d'espace pour le plaisir, l'intimité se fait seconde et tout ce qui participe de la relation sexuelle épanouie prend des airs de… « on verra plus tard ».
Il faut d’ailleurs préciser que cette réalité n’est pas sexuée. Elle concerne l'homme et la femme. Bien entendu, les mécanismes à l'œuvre ne sont pas les mêmes, mais le lien entre surcharge mentale et baisse de la libido est valable des deux côtés du lit…
Effets du stress sur la sexualité
Les effets du stress affectent plusieurs dimensions de la sexualité.
Chez certains hommes, on observe :
- un manque de libido ou une diminution de l'excitation sexuelle ;
- des difficultés pour atteindre l'orgasme ;
- l'apparition d'une éjaculation précoce ;
- une dysfonction érectile occasionnelle ;
- de la fatigue, encore et encore ;
- une perte de confiance en soi.
Y a-t-il une pathologie sous-jacente ? Pas forcément. Seule certitude : l’organisme peine à récupérer.
Un cercle vicieux
Ennui : la situation peut s'autoalimenter. La perte de libido inquiète, ce qui génère un surcroît d'anxiété. Celle-ci ne rend pas service, puisqu'elle impacte le niveau de stress… qui accentue, à son tour, la diminution du désir.
C’est un véritable cycle qui s'installe.
Certains commencent à éviter les moments d'intimité. D'autres en tirent une remise en question de l’amour et le couple en souffre.
La réalité est pourtant simple : le système nerveux est saturé.
Retrouver sa libido lorsque le stress s'installe !
Règle générale : changer de regard sur le problème. Nous ne sommes pas dans le champ de l’échec personnel, et les femmes le savent. Il y a signal, voilà tout ! Le corps et l'esprit ont besoin de récupérer.
En ce sens,la gestion du stress est un levier central.
Les approches qui aident relèvent du bon sens, même si elles généralement peu appliquées :
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améliorer la qualité du sommeil ;
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faire du sport ;
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pratiquer la pleine conscience ;
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intégrer des exercices de relaxation ;
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réduire (au moins) les sources de surcharge mentale dans le quotidien ;
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réserver des temps de détente pour le couple.
Il ne s'agit surtout pas de forcer le désir. Un conseil ? Recréez les conditions de son émergence.
À ce titre, beaucoup choisissent d'intégrer une solution naturelle à leur démarche globale. C'est l'approche d'Eros, développé par Biocalma. Sa formule associe du CBD à des huiles essentielles de gingembre, de bergamote et d'ylang-ylang afin d'accompagner les hommes dont le stress, la fatigue ou la pression mentale affectent le désir et la qualité de leur vie intime.
Loin de l'excitation artificielle, il importe de recréer un état de détente propice au retour naturel du désir et des sensations.
L'importance de la communication dans le couple
Lorsque la baisse de libido s'installe, le silence est rarement une bonne option. Seule la communication ouverte permettra d'éviter les malentendus qui aggravent tout.
Votre partenaire, même si elle est en demande, saura comprendre que l'absence d'envie temporaire n'est pas synonyme d’une perte d'attirance, qu’elle n’est pas en cause.
Et, en ce qui vous concerne, vous réduirez ainsi cette pression émotionnelle qui détruit le climat de confiance.
Dans bien des cas, cela suffit pour sensiblement améliorer la qualité de la relation.
Si la situation persiste plusieurs mois, un autre interlocuteur sera peut-être nécessaire et vous aurez tout intérêt à consulter un professionnel. Médecin, sexologue, psychologue : les professionnels de santé savent apprécier un contexte et envisager les bénéfices d’une prise en charge.
Il est important de noter que la baisse du désir est parfois signe d’une dépression, ou d’un état d'épuisement qui méritent d’être médicalisés.
Une approche globale du désir
Les données scientifiques révèlent que la libido dépend aussi bien de notre équilibre nerveux que de notre équilibre hormonal. Plus précisément, l’Association française d’urologie explique dans une étude sur la testostérone et la sexualité masculine que la libido résulte d'un équilibre complexe entre les pulsions hormonodépendantes, les mécanismes cérébraux de l'excitation, le contexte psychologique et l'expérience individuelle.
En d’autres termes, le désir n’a pas vocation à être commandé par les chimies brutales. Bien au contraire, il faut le favoriser. l’inviter à prendre ses aises.
Lorsque le système nerveux fonctionne en mode urgence, la sexualité devient secondaire.
Lorsque la tension diminue, que la récupération s'améliore et que l'organisme retrouve un sentiment de sécurité, le désir peut progressivement reprendre sa place.
FAQ (en guise de synthèse)
Quelles sont les causes de la baisse de libido ?
Stress, charge mentale, fatigue, traitements médicamenteux, facteurs hormonaux ou psychologiques : autant de facteurs qui, tendanciellement, contribuent à la diminution du désir.
Comment le stress affecte-t-il la libido ?
Le stress chronique augmente la production de cortisol et maintient l'organisme en état d'alerte. En conséquence, le cerveau réduit l'énergie consacrée au désir sexuel, ce qui favorise l'absence de libido.
Le stress peut-il provoquer des problèmes d'érection ?
Malheureusement oui… Le stress ou l'anxiété mènent assez fréquemment à la dysfonction érectile durant l'acte sexuel, notamment lorsqu'ils s'installent dans la durée.
Comment retrouver sa libido en période de stress ?
La gestion du stress, la pleine conscience, la récupération, l'activité physique, la qualité du sommeil et une bonne communication au sein du couple constituent généralement les premiers leviers pour retrouver sa libido et une vie intime satisfaisante.