Voici les propos de trois femmes qui racontent leur réalité face à un éjaculateur précoce. Qu'elle soit secondaire ou acquise, l'éjaculation qui survient trop vite sous l'effet d'un facteur psychologique ou d'une hypersensibilité du gland bouleverse la vie sexuelle... sans la condamner pour autant.
À leur manière, les femmes peuvent aider à retarder l'éjaculation.
Camille, 24 ans, et l'éjaculation précoce primaire : « J’ai longtemps cru que c’était de ma faute »
Je suis avec Julien depuis sept ans. Dès notre premier rapport, l’éjaculation est arrivée très vite. À l’époque, j'ignorais la notion d’éjaculation précoce primaire. Je pensais simplement qu’il manquait d’expérience. À l’origine, pas d'inquiétude, donc.
Seulement, lors de chaque rapport sexuel, la pénétration était inférieure à une minute. J'ai commencé à me dire qu'il y avait une sorte d'anomalie. L’excitation sexuelle montait, puis tout s’arrêtait brutalement et je restais avec un sentiment d’insatisfaction, de frustration. J'en avais honte. Honte d'être un peu en colère puisque je l'aimais profondément. Honte aussi de ne pas pouvoir lui apporter du soutien psychologique face à sa détresse.
Ce qui est vraiment difficile, c’est le silence. Le tabou. La communication était compliquée parce qu'il vivait cela comme un sentiment d’échec. De mon côté, je sentais le rejet. Comme si j'étais coupable. Alors je me suis clairement posé cette question de l’éjaculation précoce : est-ce que mon corps provoquait une excitation trop intense ? Est-ce que c'était un problème de sensibilité lié à son pénis ? Est-ce que mon attitude était la bonne pendant l’acte sexuel ?
En fait, je me demandais si je n'en étais pas la cause. Cette idée est destructrice pour la confiance en soi. Paradoxalement, je me sentais moins désirable, moins féminine.
Julien a fini par consulter un sexologue. Après examen, il s'est avéré qu'il n’y avait ni infection, ni anomalie, ni pathologie de la prostate, ni trouble cardiaque. Le diagnostic a confirmé une éjaculation précoce primaire, sans maladie organique.
Nous avons exploré ces pistes dont on parle beaucoup aujourd'hui : exercices de Kegel, thérapie comportementale, travail sur le réflexe éjaculatoire, respiration pour aider à réduire le stress, et utilisation du préservatif pour diminuer la sensibilité. Il y a eu des hauts et des bas, mais les hauts n'étaient... pas très hauts.
Puis il a découvert une nouvelle approche sur le site Biocalma, sans m'en parler au début. Je sais qu'il a testé l’huile CBD Optima. L’effet a été progressif. En moyenne, le délai éjaculatoire est passé de 45 secondes à environ 3-4 minutes de pénétration continue. Une sacrée différence. Je ne sais pas si tout le monde comprendra ce que cela signifie, mais plusieurs minutes permettent d'avoir une véritable relation sexuelle, surtout avec des préliminaires auparavant.
Ce qui est le plus intéressant, c'est la manière dont ce temps gagné a été efficace sur le plan psychologique. J'ai remarqué que son érection est plus forte et, surtout, il arrive que nos rapports dépassent largement les cinq minutes. Comme si le symptôme était en partie balayé par ses performances récentes, comme s'il y avait une sorte d'apprentissage, qu'il avait moins de charge mentale au moment de passer à l'acte. Il n'y avait plus de fatalité !
L’impact sur la relation a été incroyablement bénéfique et je peux dire, sans la moindre exagération, que je suis la partenaire heureuse d'un éjaculateur précoce !
Sarah, 41 ans, et l'éjaculation précoce secondaire : « La détresse n'est pas réservée à l'homme »
Mon mari est devenu éjaculateur précoce après 15 ans de mariage. Avant, notre vie intime était satisfaisante. Pas ou peu d'éjaculation rapide. Puis, après une période de stress suite à un licenciement injuste, l’éjaculation est devenue systématiquement précoce. Chez lui, le syndrome était lié à l’anxiété, à un état de santé mentale fragile et, à mon sens, une dépression non diagnostiquée. Je ne suis pas professionnel de la santé, mais lorsqu'un homme maigrit à toute vitesse et broie du noir pendant des mois, il me semble que l'on peut parler de dépression.
Il avait peur d’éjaculer trop vite. Évidemment, cette peur déclenche encore plus rapidement l'émission du sperme. Dès que le niveau d'excitation montait, son contrôle disparaissait. Ça a été terrible parce que je savais qu'il avait besoin de détente et de confiance. Il nous arrivait souvent de nous disputer, pour un oui ou pour un non, et je tenais à ce que les moments au lit soient des instants de retrouvailles, d'apaisement. Mais il refusait d’en parler.
J’ai tenté à maintes reprises de poser la discussion, de lui suggérer d'aller consulter un professionnel, seul ou avec moi. Il craignait un traitement médicamenteux, était certain qu'on lui prescrirait un médicament type Priligy, Dapoxétine, ou autre inhibiteur de la recapture de la sérotonine qui a des effets secondaires sur la tension ou le système cardiaque.
Je ressentais une vraie détresse, presque une panique. Je voyais venir la dégradation du couple. Ce trouble affectait notre relation, mais aussi celle qu'il avait avec nos enfants. Je me suis même demandé si notre sexualité était condamnée.
Un ami médecin à qui il s'est confié lui a expliqué que ce n’était pas une maladie chronique, mais un trouble fréquent chez l’adulte sexuellement actif. Il lui a aussi conseillé une prise en charge douce, basée sur une amélioration globale du mode de vie, et l'usage d'un gel au clou de girofle. Pas question de se mettre de la lidocaïne sur la verge, l'érection pouvait en pâtir. Nous avons trouvé le gel retardant Evo.
Du coup, nous nous sommes ensuite laissés tenter par le fameux pack Peformance qui comprend aussi et surtout une huile au CBD hyper-apaisante du point de vue mental. Elle intègre d'autres composés dont, de mémoire, de la racine d'angélique. En quelques semaines, j'ai senti qu'il gérait beaucoup mieux ses émotions, y compris au lit ! Bingo !
Dans ce cadre plus serein, l’application d'un anesthésique local léger avant l’acte sexuel a permis de passer d’une éjaculation dans la minute à environ 10 minutes. J'en retiens que la santé sexuelle masculine est exactement comme la vie intime des femmes : c'est une question de réglage avec des facteurs psycho très forts...
Léa, 38 ans : « Deux hommes, deux histoires, une solitude »
J’ai connu deux hommes concernés par l’éjaculation prématurée. Le premier était très jeune, presque encore un enfant du point de vue de la maturité affective... Chez lui, la moindre stimulation était un signal pour l'éjaculation.
Le second, rencontré à Paris à la fin de mes études, était un cadre brillant, mais avec une dysfonction érectile occasionnelle associée à une éjaculation précoce.
Dans les deux cas, j’ai vécu la même chose : solitude et incompréhension.
Avec le premier, j'ai pensé manquer d’éducation sexuelle. Avec le second, j'ai imaginé être trop exigeante. À chaque fois, je me demandais si je n’étais pas assez patiente devant ces cas d'hypersensibilité.
J'ai passé un temps fou sur Facebook, sur Twitter, sur des forums en France et sur des blogs américains. J'ai cherché la meilleure méthode ou thérapie, j'étais ouverte à toute stratégie. Je suis même un peu devenue un peu spécialiste de sexologie, mais sans trouver de solution médicale satisfaisante. Ce qui m’a frappée, c’est que la littérature parle surtout du patient masculin. Rarement de l’impact sur la relation ou des conséquences psychologiques pour la partenaire. À l’époque, je ne connaissais pas les approches proposées par Biocalma, et je m'en suis tenue au sentiment d’échec.
Je ne sais pas si un homme peut vraiment mesurer la douleur émotionnelle d'une femme quand elle est entraînée dans sa tourmente intime.
Conclusion
Et si nous laissions, pour conclure, la parole à Léa ?
Je suis heureuse de témoigner ici, à titre d'exemple, et voudrais dire à toutes les femmes qui me liront : « vous avez le droit d'être déroutées, et vous avez le devoir de rechercher un bon soutien aux côtés de votre homme. L'éjaculation masculine est aussi un sujet féminin ! ».